Alcool au volant

L’alcool est en cause dans plus d’un accident mortel sur trois. Une alcoolémie de 0,5 g/l multiplie par 2 le risque d’accident. Au-delà de 0,8 g/l, ce risque est multiplié par 10. Globalement, l’alcool est mis en cause dans moins de 10 % des accidents sans gravité, dans environ 25 % des accidents où il y a blessure du conducteur et/ou des passagers, dans 50 % des collisions mortelles, et dans 65 % des accidents où un seul conducteur est impliqué.

Le risque surgit bien avant qu’apparaisse l’ivresse. Les effets de l’alcool sur le psychisme, sur le cerveau et sur le système nerveux ont une influence néfaste sur la manière de conduire:

  • L’alcool trompe le conducteur sur ses possibilités et mène à une surestimation des propres capacités; il prend alors des risques qu’il n’aurait jamais pris dans son état normal: vitesse excessive, agressivité, non-port de la ceinture de la sécurité ou du casque…
  • L’alcool supprime ou diminue les perceptions, perturbe les facultés et surtout ralentit les réflexes. La durée moyenne du temps de réaction dans des conditions normales est évaluée à une seconde environ. Dès 0,5 g/l, le temps de réaction peut atteindre 1,5 seconde. Ainsi, un véhicule roulant à 90 km/h parcourt 25 mètres en 1 seconde et 37 mètres en 1,5 seconde. Ce sont ces 12 mètres qui peuvent sauver une vie ! Les temps de réaction augmentent considérablement avec des taux d’alcoolémie encore plus élevés.
  • L’alcool agit de plusieurs manières sur le nerf optique et surtout le processus de transmission des images au cerveau:
    • Appréciation fausse des distances, d’où dépassements inconsidérés.
    • Augmentation sensible de l’éblouissement en conduite de nuit.
    • Rétrécissement du champ visuel : vision en tunnel, danger lors de croisements.
    • L’alcool altère l’appréciation des distances et des largeurs. Sous l’effet de l’alcool, un conducteur peut décider, devant un obstacle, de freiner sur une distance trop courte pour s’arrêter ou, devant un passage plus étroit que sa voiture, de passer quand même.

Interaction Médicaments + alcool : Certains médicaments augmentent considérablement les effets de l’alcool, inversément l’alcool peut potentialiser les effets de certains médicaments. Des quantités limitées de boissons alcoolisées, supportées sans grand risque en temps normal, deviennent alors très dangereuses.

Les jeunes conducteurs sont particulièrement concernés par le problème de l’alcool au volant, du fait de leur manque d’expérience et avec l’alcool et avec la conduite de voiture.

Ce qui vaut pour l’alcool et la conduite de véhicules s’applique bien entendu également à d’autres activités, que ce soit dans la vie professionnelle ou privée: l’alcool y est également un facteur de risque, cause d’erreurs, de fautes et d’accidents.

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Conférence sur l’alcool au volant, Ministère des Transports, Dossier de presse (30.05.2006)
Dépliant L’alcool au volant un risque (FR)
Dépliant Alkohol am Steuer Ein Risiko (DE)
» Site de la Sécurité Routière