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Les Français se nourrissent un peu mieux retour imprimer cet article envoyer cet article RSS news subscription
Selon le dernier baromètre nutrition, les Français abandonnent leurs mauvaises habitudes d'alimentation, comme le grignotage ou l'alcool. Mais la consommation de fruits et légumes est limitée par leur coût.

Moins de grignotage, moins de sel, moins d'alcool. Les Français font un peu plus attention à leur alimentation, selon le baromètre nutrition publié mardi par l'Inpes (l'institut national de prévention et d'éducation pour la santé). Plus des trois quarts de la population (75,9%) estiment manger de façon équilibrée, une opinion en augmentation de 3 points depuis la première enquête, en 1996. «Manger équilibré» signifie, pour les personnes interrogées, «manger varié», «favoriser certains aliments» comme les fruits et légumes, et, dans une moindre mesure, en éviter certains, comme les produits gras ou salés.
La mauvaise habitude du grignotage entre les repas diminue ainsi depuis 2002, passant de 8,8% à 5,6% en 2008. Cette tendance s'observe aussi chez les jeunes de 12 à 18 ans : 8,5% en 2008 contre 13,3% en 2002. De même, on met moins souvent du sel sur la table. 61,7% des personnes interrogées avaient l'habitude d'en rajouter à table en 2002, contre 54,4% en 2008. Même chose pour le beurre : 20,7% contre 15,1%.

Quant à la consommation d'alcool, «la baisse se confirme», note le rapport. La proportion de personne déclarant avoir bu la veille de l'enquête diminue depuis 1996 : 37,4% des personnes interrogées en 2008, 39,4 en 2002, 44,7 % en 1996. En revanche, la consommation de boissons sucrées a augmenté, passant de 19,5% à 22% entre 2002 et 2008. Cette hausse est plus importante chez les hommes, qui étaient déjà, en 1996 et 2002, les plus gros consommateurs.



Autre amélioration dans les habitudes alimentaires, le rapport note une légère augmentation de la consommation de fruits et légumes entre 2002 et 2008. Mais ce taux reste toutefois assez faible. 11,8% des Français âgés de 12 à 75 ans ont mangé des fruits et légumes au moins 5 fois (repère quantitatif recommandé) la veille de l'enquête, contre 10% en 1996 et 2002.

La connaissance du logo intitulé «Au moins 5 fruits et légumes par jour» a progressé : en 2002, seules 2,5% des personnes interrogées le connaissaient. Elles sont 28,1% en 2008. Et le repère fonctionne ! «Les adultes qui citent correctement le repère sont plus nombreux que les autres à avoir mangé au moins 5 fruits et légumes».

Le coût, une préoccupation de plus en plus importante
Si les fruits et les légumes ne sont pas encore beaucoup consommés, ce serait à cause de leur coût élevés. Près de 43% des personnes qui pensent ne pas manger suffisamment de fruits évoquent leur prix comme étant un obstacle, contre 15% en 2002. Pour les légumes, la proportion est passée de 15,4% à 37% en 2008.

Plus globalement, le coût de l'alimentation est une préoccupation de plus en plus importante. Depuis 2002, la proportion de personnes citant le prix comme critère de choix du lieu d'achat des produits alimentaires a presque doublé. Celle citant le critère de qualité et de variété a, inversement, diminué de moitié.

D'ailleurs, pour la première fois, le rapport a étudié la proportion de personnes en «insécurité alimentaire». Elles sont ainsi 2,5% à n'avoir pas suffisamment à manger, et 39,7 % à ne pas pouvoir choisir les aliments qu'elles voudraient. Ces personnes ont le plus souvent un revenu très faible, un faible niveau d'éducation, et sont dans une situation personnelle fragilisée. Leur alimentation est moins diversifiée, avec moins de fruits, de légumes et de poisson.

Le baromètre santé nutrition 2008 a été réalisé auprès d'un échantillon représentatif de 4.714 personnes âgées de 12 à 75 ans, interrogées par téléphone.
LeFigaro.fr | Laure Daussy | 26.01.2010

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