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Alcool et grossesse

Indépendamment des conséquences habituelles, l'alcoolodépendance chez la femme provoque des problèmes de santé spécifiques et notamment des risques graves au cours de la grossesse : l'alcoolodépendance maternel est en effet la première cause évitable de retard mental des nouveaux-nés dans les pays occidentaux.

L'alcool traverse facilement la barrière placentaire, passant ainsi de la mère à l'enfant. Selon le niveau et la durée d'alcoolisation de la femme pendant sa grossesse, les conséquences sont variables: avortement spontané, accouchement prématuré, naissance d'un enfant mort-né, malformations et retard dans le développement physique et psychologique. Ces différentes manifestations portent le nom de "syndrome d'alcoolisme foetal".

Une consommation même modérée d'alcool, de l'ordre de deux à trois verres par jour, génère un risque pour le développement de l'enfant : accouchements prématurés, poids de naissance plus faible (de 80 à 160 grammes en moyenne), nombre d'anomalies crânio-faciales, comparables à celles observées dans le syndrome d'alcoolisme foetal, et surtout retard dans le développement intellectuel et neurologique.

Une consommation importante d'alcool, d'au moins 100 grammes d'alcool par jour, pendant toute la durée de la grossesse, expose l'enfant à un risque élevé (30 à 40%) de syndrome d'alcoolisme foetal.

L'alcoolisation au cours des deuxième et troisième trimestres de la grossesse affecte la formation du système nerveux. L'arrêt total de consommation d'alcool permet d'éviter la formation d'anomalies. A partir d'une consommation quotidienne de 48 grammes, il semble que l'on puisse déceler un risque de malformations congénitales, notamment au cours du premier trimestre de la grossesse.

On considère que le syndrome d'alcoolisme foetal représente la troisième cause de retard mental congénital et est à l'origine d'un tiers des naissances prématurées.

On lui associe :


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